Le billet du Rédacteur en Chef – N° 3 du 06-11-2017

Chères Amies, Chers Amis,
Nous voici bien installés dans ce fichu mois de novembre qui, outre son cortège de vents et de pluies, nous ramène aussi cette pratique intolérable pour tous ceux qui luttent pour le bien-être animal : la chasse ! Succédant à la tenderie, également une pratique d’un autre âge, ceux qui y adhèrent la justifient par son rôle de régulateur du gibier…Jamais je n’ai entendu un chasseur dire qu’il chassait pour nourrir sa famille...ce qui eût été sinon légitime du moins humainement compréhensible…Et si on confiait cette régulation aux gardes forestiers ? On serait à peu-près sûr qu’eux, au moins, ne tireraient pas sur les maisons limitrophes des zones de chasse…Et si on réintroduisait des prédateurs ? Ça permettrait aux gardes forestiers de réguler...les chasseurs.
On peut discuter des jours et des nuits entières, nous ne trouverons jamais un consensus valable avec les adeptes des pratiques cynégétiques !
Hier, une chaîne de télévision thématique avait programmé un document sur les Harkis. Pour ceux qui n’ont pas connu la guerre d’Algérie (1954-1962), les Harkis étaient des auxiliaires militaires au service de la France. Lorsque la guerre pris fin après les accords d’Evian début 1962 permettant ainsi à l’Algérie de devenir indépendante, l’armée française reçu l’ordre de désarmer tous les Harkis. Désormais sans moyen de défense, considérés comme traîtres à la nouvelle patrie, ceux-ci furent littéralement livrés à la vindicte populaire qui ne se priva pas de les massacrer de la pire des façons.
Après avoir visionné cette émission, je décidai d’aller faire un tour dans la campagne avoisinante et évidemment, je croisai moult chasseurs portant l’arme à l’épaule donc en contravention car, à moins que je ne me trompe, lorsqu’ils circulent ainsi, ils doivent porter leur arme « cassée » dans le creux du bras.
Je ne les ai pas salués mais, par contre, je me suis attaché à regarder les chiens qui les accompagnaient. Il faudra un jour aussi s’intéresser, non pas au rôle du chien dans les parties de chasse, mais bien à la façon dont les maîtres se comportent à leur endroit. En effet, et heureusement ce n’est pas une généralité, mais outre le fait que l’apprentissage de la chasse est dur pour le chien, les punitions qu’il encoure s’il n’est pas appliqué à la tâche, relèvent de la maltraitance pure et dure. Je vous passe les détails…Je ne pus m’empêcher de repenser à mes Harkis...et je me disais que, si le gibier gagnait lui aussi, un jour, son indépendance et que les chasseurs également étaient invités à rentrer chez eux, jamais le gibier lui ne se vengerait sur les chiens de chasse….
C’est encore une preuve que les animaux sont plus tolérants que l’être humain.
Un conseil avant de vous quitter : même si les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances de ceux qui les lancent, continuez à signer, sur le web et ailleurs, toutes les pétitions visant à mettre un terme à une chasse non régulée.
Merci de la part de Belgium Animal ’TV.
Patrick-Lavallée

Patrick Lavallée

Rédacteur en chef