CORONAVIRUS |Un nouveau sondage révèle que plus d’un Belge francophone sur deux pense que la crise sanitaire aura des répercussions négatives sur les droits humains

Bruxelles, le 14 octobre 2020. Ce mercredi, Amnesty International rend publics les résultats d’un sondage réalisé en Wallonie et à Bruxelles entre le 20 août et le 3 septembre 2020 par l’institut Dedicated sur les perceptions et les préoccupations de la population en Fédération Wallonie-Bruxelles en ce qui concerne ses libertés et ses droits fondamentaux suite aux mesures prises pour lutter contre la pandémie de COVID-19. Ce sondage révèle notamment que plus d’un Belge francophone sur deux (57 %) pense que la crise sanitaire va avoir des répercussions assez négatives/très négatives sur les droits humains. Parallèlement, 44 % des personnes sondées estiment que les mesures destinées à lutter contre la pandémie de COVID-19 vont nuire aux droits humains et aux libertés individuelles.

Parmi les libertés individuelles qui pourraient être mises à l’épreuve de la crise sanitaire, les personnes interrogées craignent de ne plus pouvoir circuler librement (43%), d’être mal informées quant à l’évolution de la crise sanitaire (37 %), que les responsables politiques prennent des décisions à la fois exceptionnelles et non justifiées (34 %), qu’on s’occupe moins bien des personnes plus âgées (30 %), d’être surveillé·e·s (23 %) et que la liberté d’expression des journalistes soit limitée (19 %). Par ailleurs, 49 % des personnes sondées pensent que les autorités « nous cachent des choses ».

« Ces inquiétudes de la part de la population en Belgique francophone ne l’empêchent cependant pas d’adhérer de façon relative aux mesures de lutte contre la pandémie de COVID-19 ; en effet, 77 % des personnes sondées déclarent qu’elles se sont pliées à l’obligation de porter le masque, mais seul·e·s 41 % admettent se conformer strictement aux recommandations en matière de distanciation sociale, explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International. Cependant, les personnes sondées restent extrêmement soucieuses de la sauvegarde des droits humains et des libertés dans ce contexte de crise sanitaire. » 

De façon générale, alors que seul·e·s 38 % des personnes sondées déclarent vivre bien/très bien la crise sanitaire actuelle, 88 % voient au moins un domaine affecté négativement par cette même crise. Plus de la moitié d’entre eux·elles (51 %) mettent en évidence le traitement des personnes âgées, tandis que 64 % pointent notamment la confiance envers les responsables politiques, 34 % le renforcement des mesures policières/autoritaires et 43 % la protection des données personnelles. 

« Ce sondage nous apprend qu’aux yeux du public, la crise induite par la COVID-19 constitue une véritable menace pour les droits humains. S’il apparaît que les Belges francophones sont relativement adhérent·e·s aux mesures prises pour contrer la pandémie, ils·elles restent vigilant·e·s aux conséquences néfastes que celles-ci risquent d’avoir sur leurs droits et leurs libertés. Ils demandent pour cela que des acteurs, comme les organisations de défense des droits humains, restent sur le qui-vive », conclut Philippe Hensmans.

Complément d’information

Pour réaliser ce sondage, un échantillon de 1 008 personnes a été interrogé, strictement représentatif de la population des citoyen·ne·s de Wallonie et de Bruxelles âgés de 18 à 75 ans. Plus précisément : 767 Wallons et 241 Bruxellois ont été interrogés par Internet (CAWI : Computer Assisted Web Interviewing) entre le 20 août et le 3 septembre 2020.

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